L'ancien directeur de la section québécoise du Parti libéral du Canada, Benoît Corbeil, affirme qu'un réseau de libéraux influents contrôle la nomination des juges et l'octroi des contrats et des subventions.
Dans une entrevue exclusive à Radio-Canada, Benoît Corbeil soutient que c'est ce réseau qui a vraiment la main haute sur tout le financement du parti. Ceux qui en font partie, dit-il, savent tout et contrôlent tout.
Lors de son passage devant la commission Gomery, Jean Brault, le président de Groupaction, qui est au centre du scandale des commandites, avait accusé Benoît Corbeil d'avoir géré une caisse occulte pour le PLC.
Benoit Corbeil rejette ces allégations. Il reconnaît cependant qu'à une reprise seulement il est allé chercher chez Groupaction une enveloppe d'argent comptant pour payer des organisateurs libéraux lors de l'élection de 2000.
Devant Radio-Canada, M. Corbeil affirme que les décisions importantes et les grandes stratégies se décidaient bien au-dessus de lui et de la section québécoise du parti, dans ce qu'il appelle le réseau libéral: un cercle incluant des libéraux influents, le bureau du premier ministre et d'autres instances du parti plus ou moins connues.
Nominations, contrats et subventions
Benoît Corbeil soutient que lors de l'élection de 2000, une vingtaine d'avocats montréalais des grands cabinets sont allés travailler bénévolement au quartier général libéral. Selon M. Corbeil, ils faisaient cela dans l'espoir d'obtenir une nomination. Il ajoute qu'en effet, certains d'entre eux ont plus tard été nommés juges.
Benoît Corbeil se vide le coeur devant les journalistes Pierre Tourangeau et Patrice Roy.
Il affirme que cette pratique s'étend aussi aux comptables, aux publicitaires et aux ingénieurs à la recherche de contrats. Et c'est dans ce terreau fertile que ce réseau va chercher le véritable financement du parti.
« Régulièrement il y avait un déjeuner privé. J'ai déjà entendu, à 1000$ le couvert dans des grands bureaux d'avocats à Montréal, on invitait un ministre discuter des péréquations, discuter de déséquilibre fiscal », affirme M. Corbeil.
Un moyen parmi d'autres qui, selon lui, permet au réseau de réunir trois ou quatre millions de dollars par année. Assez pour mener toutes les guerres qu'il choisit de livrer.
Amer et certain d'avoir été trahi par son parti, Benoît Corbeil jette maintenant un oeil froid sur le référendum de 1995. En particulier sur certaines manoeuvres des libéraux fédéraux, comme la grande manifestation de Montréal, tenue la veille du scrutin. Selon lui, la loi électorale au Québec a été violée, voire bafouée.
« C'est clair que l'argent a joué un rôle, je dirais pas majeur mais essentiel, dans ce référendum-là» , affirme-t-il. En conclusion, M. Corbeil dit ne pas être convaincu que, sans cet argent, le référendum aurait été gagné.
P.-S. : Je suis encore plus scandalisé que jamais. Je trouve tout cela disgracieux, honteux et dégueulasse. Le pire c'est qu'aucun de ces truands ne sera puni, sauf les plus petits. On devrait tous monter à Ottawa et faire un siège jusqu'à ce que toute cette merde démissionne, comme en Ukraine. Hélas, ici le peuple vit bien et fait dodo.
Fait dodo
le peuple, mon ti frère
fait dodo
pendant qu'tu t'fais fourrer
par les LIBÉRAUX
Lo x
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