24 février 2026

Mortes de froid, toujours belles…


 

Petite histoire…

Tout a commencé il y a environ un an et demi. Le résultat d’une prise de sang a inquiété mon médecin; le PSA (antigène prostatique spécifique) était en hausse. Plusieurs prises de sang plus tard, la variation des résultats était préoccupante. Mon médecin m’a référé en urologie.


J’ai rencontré quatre urologues. Le premier m’a fait un toucher rectale. Rien d’anormale. Pour en savoir plus sur ma situation, il m’a fait deux propositions. Soit une IRM à Chicoutimi ou une biopsie à Québec. J’ai choisi l’IRM à Chicoutimi qui a révélé que j’avais une lésion à la prostate.


Il fallait maintenant que je passe à l’étape suivante. La biopsie. Ça s’est fait ici à Baie-Comeau et ce dernier examen a confirmé que j’avais un cancer de la prostate.


Lors de ma dernière rencontre avec une urologue de Rimouski, j’avais un choix à faire sur trois options; radiothérapie à Chicoutimi ou Rimouski, ablation de la prostate par intervention chirurgicale aux deux mêmes endroits, ou ablation de la prostate par robotisation et laparoscopie à Québec. Je connaissais une personne proche qui a eu cette intervention par laparoscopie et ce fut mon choix.


J’ai été opéré le vendredi 13 février dernier à l’Hôtel-Dieu de Québec, par le chirurgien Étienne Lavallée, par laparoscopie robotisée. L’intervention a duré un peu plus de trois heures. Le personnel de l’hôpital a été bienveillant, compétant, rassurant et sympathique. J’ai été hospitalisé une journée. Je n’ai plus de prostate, plus de ganglions lymphatiques. J’ai cinq petits trous à l’abdomen et un plus grand au centre pour probablement extraire la prostate. J’ai eu une vingtaine d’agrafes et j’ai porté une sonde urinaire durant dix jours.


Mon amoureuse Marlène a été d’un grand secours, sans elle j’étais à la dérive. Sa soeur Johanne et son amoureux Louis nous ont accueillis à Québec, voyagé à l’hôpital selon nos besoins. Je suis sorti de l’hosto le samedi 14 février à 15 heures. J’ai un peu fêté la St-Valentin avec Marlène, Johanne et Louis le soir même. Le dimanche 15 février, j’ai pris la route et j’ai conduit avec quelques arrêts, de Saint-Agapit à Baie-Comeau.


Hier, le 23 février, je suis allé au Soins de santé courant pour faire enlever la sonde et les agrafes. Encore là, le professionnalisme des soignants est exemplaire. Je les en remercie du plus profond de mon coeur.


Il me reste encore plusieurs étapes à franchir, exercices du plancher pelvien pour reprendre le contrôle des pipis, prise de sang pour vérifier le PSA, ne pas forcer durant un mois. Marlène est merveilleuse, aimante et aidante.


Ce qui est un peu drôle malgré tout, c’est que si je tousse, j’éternue, je rigole, je cris ou je pète, je dégoûte comme un érable. Je porte une coquille anti-fuite jusqu’à ce que mes exercices du contrôle de mon plancher pelvien fasse le travail.


Lo x

Cabanes à pêche sous la neige…


 

Mes mots…

Marcher au pays des majestueux

longer l’impériale

fréquenter le silence

subir le souffle


Vivre

sans rythme

glisser sur le bonheur/lévitation


l’hiver fond

Il y a des gens en haut et en bas…