Après un court voyage chez des amours
avec qui on (Marlène et moi) a tant de plaisirs,
il faut bien que je retourne à mes pantoufles,
à ma tondeuse et à mon coupe-bordure.
Je longerai le fleuve,
entre La Malbaie et Saint-Siméon,
et la forêt
entre Forestville et Baie-Comeau.
Le fleuve chez-nous c’est la mer. Parfois on ne voit pas de l’autre côté.
Je retournerai à la photo,
à ces moments où je parle avec mon dedans,
ou je déblatère avec les mignonnes fleurs sauvages,
avec les arbres aux deux mains,
celle qui s’accroche au sol
et l’autre qui me présente le ciel.
On a aussi chez-nous des épinettes,
parfois brûlées par l’air salin.
Elles craignent les porteurs de scie et d’allumettes.
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