5 novembre 2005

Élections à Baie-Comeau…

Ça fait onze ans qu'il n'y a pas eu d'élections à la mairie à Baie-Comeau où les déchirements au conseil municipal étaient la règle entre 1982 et 1994. Et il n'y a que trois quartiers sur huit cette année où les électeurs iront aux urnes pour se choisir un conseiller.

La raison de ce calme apparent est simple, selon l'ancien militant libéral et adéquiste, Yves Montigny. C'est que l'actuel maire, Ivo Di Piazza, fait l'unanimité par la diversité de ses champs d'intérêt. « Je pense que les gens se reconnaissent dans le maire qu'on a là, explique-t-il. Puis on ne sent pas de contestation, on ne sent pas que ça ne va pas assez vite. »

La présidente du club Politique au féminin, Danielle Hardy, croit aussi que la population est satisfaite de l'approche par consensus du conseil municipal. Elle émet tout de même des réserves quant au manque de contestation: « Si de plus en plus de gens posent leur candidature, ça crée des débats, dit-elle, et c'est sûr ça peut faire avancer les choses de plus en plus. »

Doit-on conclure que tout va bien à Baie-Comeau ? La question se pose, alors que la ville a perdu 10 % de sa population en 10 ans et vit sous la menace constante de voir fermer l'aluminerie Alcoa. L'ancien chef de l'opposition et chroniqueur, Jean-Maurice Pinel, croit que tout n'est pas rose: « Il y a une bonne partie de la population qui se dit: "Bon, on a eu assez de chicanes. Maintenant, il n'y a plus de chicanes, donc ça va bien". Mais ce n'est pas vrai que parce qu'il n'y a plus de chicanes, affirme monsieur Pinel, ça va nécessairement bien. »

Même son de cloche du côté du professeur en science politique, Marcel Marsolais:« C'est sûr qu'il y a comme une sorte de défaitisme, explique-t-il. Les gens sont comme en attente à l'heure actuelle et tout ça paraît sur la scène politique, c'est bien évident. »

Les deux analystes croient que des partis politiques ou des équipes de candidats seraient plus susceptibles de relancer les débats qui ont disparu à Baie-Comeau.

P.-S. : Pas d’accord avec les deux analystes, les partis politiques feraient revenir la ville dans le passé et je suis certain que la population n’en veut pas, elle veut la paix.

Lo x

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