12 janvier 2005

J'ai souvenir encore...

L'autre jour en jasant avec un ami, je me suis rappelé deux événements drôles qui identifient bien mon côté papa fou...

Voici le premier...

Carlo devait avoir environ neuf ou dix ans. Il s'amusait tous les jours avec son ami et voisin Louis Hins; les deux étaient inséparables.
Une fin de semaine, nous avions reçu la visite d'une de ses cousines ou de sa tante Shirley, je ne me souviens plus exactement. J'ai offert aux enfants de jouer au cowboy. La tante Shirley avait à peu près le même âge que Carlo et elle était d'accord pour participer, Louis aussi. J'ai établi les règles; entre autres, interdiction d'entrer ou de se cacher à l'intérieur de la maison.
Je me tenais en avant de la maison et je comptais jusqu'à vingt pendant que les enfants se cachaient dans la cour arrière. En tant qu'adulte j'avais le privilège d'imposer les règles et de les faire respecter. Mais en contrepartie, je devais me défendre à trois contre un. J'avais sur moi la clé de la porte avant de la maison; je pouvais en douce aller vérifier où les enfants se cachaient : tricheur!
Sans compter que j'étais le seul assez grand pour monter sur le toit de la maison...

J'imagine la bouille de mes voisins, déboussolés de voir ce père un peu fou, sur son toit de maison, avec sa carabine de plastique : pan! pan! t'es mort!

Enfin le deuxième...

Un samedi d'été, alors qu'il faisait très beau, j'ai offert à Carlo et à son ami Louis de faire une guéguerre de tire-pois. J'ai équipé les garçons de casque protecteur avec visière en plastique, de tire-pois et de pois. En fait, les tire-pois étaient des grosses pailles et avec les pois dans la bouche on se bombardait. Cela se faisait à vélo autour du rond-point. Les voisins étaient tous assis sur leur galerie et assistaient à cette scène qui frôlait le burlesque. Au début ça allait bien. Mais avec mon talent limité à vélo, les garçons ont rapidement pris le dessus.
Je me souviens à peine de la fin. J'étais poursuivi et inondé de pois secs qui me pinçaient partout; puis un choc, puis un vol plané par-dessus le guidon du vélo, puis une roulade dans le gazon, puis les applaudissements des voisins sur leur galerie. Enfin, un vélo avec une roue avant devenue carrée, une gêne bien installée et les deux garçons qui rigolent, mais qui rigolent...

Lo x

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