24 décembre 2007
Le Noël du paysan…
Il observe cet homme qui travaille au loin; c’est son fils, le seul enfant qu’il a eu de son mariage. Un grand garçon, costaud, puissant, silencieux et humble. Il se voit dans l’ardeur au travail de son fils, il était ainsi au même âge, comme un film de sa vie en haute définition, comme disent les modernes de nos jours.
Cette terre, le paysan l’a défrichée, du fronteau jusqu’à la mer. Tout ce qui y pousse, s’abreuve de sa sueur, s’engraisse de ses courbatures, se nourrit de ses gerçures.
Sa vie s’est meublée de son inlassable travail, de ses inquiétudes relativement à une météo alliée ou destructrice; son décor vient de cette châtaine châtelaine, l’amour de sa vie; cette féminine beauté, au calme rassurant, si tendre et douce dans sa couche. Dans l’heure de naissance de son fils, la vie lui a pris sa femme, déchirant troc, sur lequel, il n’avait pas autorité.
En cet après-midi d’automne, le ciel s’assombrit, devenant presque noir. Le paysan observe le minuscule point qui s’affaire vaillamment à l’horizon; son fils continue sa besogne, malgré les roulements menaçants du tonnerre. Le champ doré tranche étrangement sur ce ciel d’un violent violet foncé, arrière-plan apocalyptique.
Puis, silence.
Le ciel craque, séparé en deux par un zigzag jaune vif.
Sifflement.
Le minuscule point à l’horizon éclate.
Bang, bang, la fin du monde?
La fin d’un monde.
Le tonnerre a frappé.
Le vieux paysan se relève, secoué, ébahi, d’avoir été projeté à terre par autant de puissance céleste. Il n’y comprend rien. Il s’inquiète de son fils, regarde au loin, s’assurant de ne pas cauchemarder. Puis il court, poussant ses muscles au maximum. Arrivé devant le corps calciné de son fils, il se laisse choir de désespoir, l'enlace en pleurant. Il hurle au secours, il criepleuremeurt, du plus profond de son âme...
Fin décembre venue.
Le vieux paysan est méconnaissable; sa vie en ruine, en lambeau, son corps se salit au rythme de son désespoir. Il boit, noyer sa souffrance jusqu’à mourir.
Grisé de caribou, aviné de rouge, il rêve.
Une vapeur bienheureuse envahit la pièce. Venue de nulle part, sa châtaine châtelaine, se dirige vers lui, flottant dans un voile de soie aérien, comme un ange. Elle l’enlace de ses bras féminins, l’invite à la valse, sur ces nuées ouateuses. Nul autre décor que cette douce fumée blanche. Tout près, légèrement dissimulé par la fumée, son fils violone une doucereuse valse, son visage portant plénitude.
Tourne, tourne, danse et chante, et vive la valse des amoureux.
Lo x
P.-S : À vous tous, qui fréquentez assidûment mes écrits et images, je vous souhaite une période des Fêtes remplie d’amour. Je serai de retour en 2008.
22 décembre 2007
22 décembre 1968…
Nous sommes deux jeunes étudiants en art, loin de leur pays, la Gaspésie. J’avais 16 ans et pour la première fois de ma vie, j’étais loin de chez moi. Mon coloc était Jacques Bouffard. Pour nous, Matanais pure laine, Montréal, c’était un ailleurs lointain.
L’appartement est morne et triste; un endroit où nous sommes obligés de vivre pour une période de temps défini. Pas de décor, mis à part quelques-unes de nos œuvres scotchées au mur.
La soirée est froide. Nous écoutons du Félix Leclerc. Je me souviens avec précisions de la chanson qui joue et rejoue inlassablement, sur le tourne-disque : Noces d’or. Une composition de Jean-Pierre Ferland, interprétée par Félix. Une douce valse, qui nous berce tendrement, qui nous tire l’ennui du cœur, qui nous donne le goût d’être avec les nôtres.
Pour nous rapprocher de chez nous, Jacques a une idée merveilleuse.
Il ouvre la porte arrière de l’appartement, celle qui donne sur la ruelle, où trône un orme énorme, le roi de la petite cour. Il me demande de fermer toutes les lumières de l’appartement et d’ouvrir la porte qui donne accès à la fournaise à gaz. Une flamme azur s’en dégage; le foyer des pauvres. Nous déplaçons ensuite les berçantes entre la fournaise et la porte béante donnant sur la ruelle.
Abriés de couverture, nous accompagnons les chants de Félix; la buée qui sort de nos bouches, porte sa douce poésie vers nos amours.
Lo x
20 décembre 2007
Résolutions...
Peut-être que je devrais ajouter à cette liste, de faire un effort surhumain pour arrêter de blasphémer; de sacrer comme on dit par chez nous. J’avoue avoir le « crisse »,
le « côlisse » et même parfois le «tabarnak » généreux, surtout dans les situations d’injustices. Je ne dois pas tenir ce genre de langage.
J’demande pardon, du plus profond de mon cœur, à tous ceux qui me fréquentent, pour ces gros mots qui sortent de ma bouche et qui doivent grafigner vos tympans.
Je suis l’exemple parfait de l'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde. J’avoue avoir toujours eu un côté bum extraverti, une carapace protégeant un côté artistique.
Le bum se révolte, s’emporte, rigole, aime, complimente et vit, mais vit tellement avec passion.
L’artiste pleure, pense, photographie, s’isole, doute, dessine, écrit et vit, mais vit tellement avec passion.
Mon p’tit côté révolutionnaire blasphémateur emporté, pourrait me valoir un infarctus; beurk!
Me calmer devant la vie si belle, devant l’injustice commise par l’homme à l’homme, plus de blasphèmes, plus de gros mots…
Pas facile, mais j’y pense.
Lo x
19 décembre 2007
Pénurie…
Une importante pénurie de main-d’œuvre guette le Québec dans les trois prochaines années, et la situation va ensuite s'aggraver, selon le Conference Board.
L'organisme canadien affirme que la province sera à court de 363 000 travailleurs, d'ici 2030, dans une étude rendue publique mercredi.
La pénurie anticipée représentera 8,5 % de la main-d’œuvre totale du Québec.
D'après le groupe de réflexion établi à Ottawa, le Québec, qui manque déjà d'ouvriers spécialisés, connaîtra une pénurie plus généralisée dès 2010. Le besoin serait de 26 000 travailleurs, soit moins de 1 % de la main d'œuvre totale de la province.
En plus des médecins, le Québec manque aussi d'ambulanciers, de professionnels des technologies de l'information et d'ouvriers spécialisés en aéronautique, notamment.
Les programmes de formation améliorés, l'accès plus facile à l'éducation et l'appui des investissements dans les nouvelles technologies sont parmi les pistes proposées par le Conference Board afin de pallier la pénurie en vue.
L'organisme suggère aussi de recruter plus d'immigrants qualifiés et de simplifier la reconnaissance de leurs diplômes et expériences. Ceci devrait se faire de pair avec la lutte contre la dénatalité et l'embauche de plus d'autochtones, de femmes et d'aînés.
La retraite obligatoire a été abolie au Québec, de même qu'en Ontario, au Manitoba, en Alberta, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. La Saskatchewan et la Colombie-Britannique devraient faire de même l'an prochain.
L'Ontario et l'Alberta, dont l'économie est promise à une plus forte croissance, devront aussi manquer de travailleurs d'ici 2025 ou 2030.
P.-S. : Wow, je n’ai pas vu ça souvent dans ma vie, une pénurie de main-d’œuvre. Je crois que je vais me recycler dans les nouvelles technologies. Non, je blague, je suis mûr pour une longue période de farniente, de laisser-aller, de lâcher-prise, de dodo sans réveille-matin.
Lo x
18 décembre 2007
Mémoire qui flanche...
Je n’ai pas vu autant de neige et de froid avant le début de l’hiver, depuis plusieurs années. On se dirait en janvier.
Ce qui m’amène à faire cette réflexion.
Est-ce que le réchauffement climatique veut dire plus de neige, plus de froid? Plus de redoux, plus de pluie l’hiver?
Plus de vent, plus d’inondations, plus de chaleur et plus de sécheresse l’été?
Lo x
17 décembre 2007
18 décembre…
J’ai besoin de ton aide, de ton appui afin de poursuivre mon chemin, franchir les obstacles qui se présentent. Je te sens si près, tu habites mon cœur, je le garde bien au chaud, perméable aux autres, pour toi.
La mort prend le relai de la vie, mais ne pourra jamais arracher ceux que l’on aime de nos pensées, de nos souvenirs.
Je sais que tu es là, je te sens si près, maman.
Lo x
16 décembre 2007
15 décembre 2007
Règne sur moi…
Règne sur moi (Reign over me) raconte l’histoire d’un homme qui a perdu sa femme et ses trois filles dans un des crashs d’avion du 11 septembre 2001. Suite à ce triste événement, il a souffert d’une névrose post-traumatique. Un de ses anciens amis reprend contact avec lui et essaie de lui venir en aide.
J’ai adoré ce film. Le début est lent et installe un doute en nous. J’ai même pensé arrêter de l’écouter, car je trouvais qu’il ne se passait pas grand-chose. C’est le personnage joué par Adam Sandler qui m’a poussé à continuer.
Je n’ai jamais aimé cet acteur, je trouvais qu’il jouait souvent des personnages stupides des comédies américaines aux rebondissements prédictibles. Par contre, dans ce film, il est grandiose, il est la colonne vertébrale de l’histoire, il crève l’écran. Don Cheadle, l’acteur qui joue le rôle du dentiste qui veut venir en aide à son ancien pote, interprète merveilleusement son rôle lui aussi.
C’est une histoire touchante qui m’a arraché le cœur. J’ai braillé comme un veau à la fin.
Film humain s’il en est un, il me rappelle mon travail, lorsque l’on essaie (presque obsessionnellement) d’aider quelqu’un qui ne veut pas s’aider. Ça nous rappelle à la souffrance des autres, celle qui les immobilise, qui les rend névropathes.
À voir, avec patience au début. Pour en savoir davantage, il y a ce site en français et cet autre en anglais.
Lo x
13 décembre 2007
3001...
Ce soir, c'est avec beaucoup d'émotion que je publie ce court texte, qui en fait ne contient rien d'autre qu'une statistique, qui représente cependant beaucoup de réflexions personnelles.
C'est la trois mille unième publications sur ce blogue.
Champagne, amour, amitiés et tendresses à vous tous!
Lo x
Félixeries…
-Et tu es venu comment?
-À cheval sur un aigle. J’ai fait deux mille milles.
-Et tu es riche?
-J’ai trois cents maisons.
-Que viens-tu faire ici?
-Mettre ton frère dans une bouteille, celui qui grandit trop vite.
-C’est à toi ce grand bateau blanc là-bas?
-Oui, j’en ai dix comme celui-là. Mais je préfère voyager sur mon aigle.
-Où habites-tu?
-Dans la lune. Tu la veux? Je te la rapporterai cette nuit.
Elle enfourche un balai et s’en va chez elle par le chemin des vaches.
Et l’autre enfant a bien hâte à ce soir.
Le calepin d'un flâneur
Félix Leclerc
Nikki…
Quel talent.
Je l’ai vue, surtout entendue à deux reprises à la télé, elle est divine.
C’est une jeune montréalaise de 13 ans qui possède la précision et la puissance vocale nécessaire pour chanter du jazz. Elle est à l’aise sur scène, bilingue, calme, je lui prévois toute une carrière. Présentement au Québec, à son âge, personne ne lui vient à la cheville.
Pour la connaître davantage, c’est par ici. Pour l’entendre chanter, je vous recommande d’entrer dans son site du côté anglais. Ma chanson préférée, Hear me talking to ya.
Lo x
12 décembre 2007
Vincent Lacroix…
Pire, cet homme démontre ni regret ni remord.
Maintenant qu’il a brisé toutes ces vies, la justice brisera-t-elle la sienne?
Lo x
Augmentation soudaine…
Connerie!
Lo x
La vie en rose…
C’est un film émouvant, qui nous fait voyager entre 1920 et 1963. La musique est touchante et bien adaptée aux scènes; la photographie est originale.
Ce qui m’a jeté par terre, c’est le corps meurtri de cette femme dans les derniers moments de sa vie. Elle n’avait que 48 ans, mais on lui en aurait donné cent. Le film est surement basé sur des recherches sérieuses, j’imagine qu’Édith Piaf, qui avait de naissance, une santé fragile, ne s’est pas aidée en picolant et en se droguant, probablement pour guérir une grande souffrance intérieure.
La comédienne Marion Cotillard, incarne superbement Édith Piaf. Chapeau jeune fille!
Je recommande ce film, même si on doit le regarder avec une boîte de papier mouchoir tout près.
Pour en savoir un peu plus, c’est par ici.
Lo x
11 décembre 2007
Gaz à effet de serre…
Des scientifiques australiens essaient de transplanter une bactérie propre aux kangourous dans l'estomac des moutons et des bovins afin que leurs flatulences ne contiennent plus de méthane, qui favorise le réchauffement climatique.
Grâce à cette bactérie, les gaz des kangourous ne contiennent pas de méthane, à l'inverse des vaches et des moutons dont les flatulences peuvent représenter un fort pourcentage du volume total des émissions de gaz à effet de serre.
« 14% des émissions de toutes origines en Australie proviennent des entrailles des bovins et des ovins », a affirmé jeudi Athol Klieve, un scientifique travaillant au sein d'un programme mis en place par le gouvernement de l'Etat du Queensland.
« Et si vous prenez le cas d'autres pays, comme la Nouvelle-Zélande où l'élevage est plus développé, le niveau atteint environ 50% », a-t-il déclaré à l'AFP.
Les chercheurs ont également affirmé que cette bactérie permettait une digestion des aliments plus efficace et pourrait potentiellement entraîner une économie de plusieurs millions de dollars en coût alimentaire pour les éleveurs.
« Non seulement, les animaux n'émetteront plus de méthane, mais en plus ils tireront 10 à 15% d'énergie supplémentaire de ce qu'ils mangent », a déclaré M. Klieve.
Mais les travaux n'en sont qu'à leurs balbutiements: l'isolement de cette bactérie devrait prendre environ trois ans avant de pouvoir commencer à élaborer une technique pour la transplanter chez les vaches et les moutons.
P.-S. : Gaz à effet de serre, pet et couche d’ozone, hum, cocasse…
Lo x
10 décembre 2007
Le gel…
Plastifie,
Sol et racines.
L’eau devient craquante
Et proteste sous mon pied.
Impossible de l’éviter,
S’empare de tous mes membres
S’attaque à mes sens,
Malgré une tête emmitouflée
Dans un chaud
Collet de laine.
Jaseur, mésange et étourneau,
Volent et virevoltent
En quête de petits fruits, de graines,
Congelés, surgelés;
Vivre.
Lo x
9 décembre 2007
Dopée…
Les peureux se cachent, mordent comme des p’tits chiens. Normal. Ils sont peureux. J’pas académicien, mais dans peureux, j’vois pas heureux.
Y font ben d’s’cacher, pas facile c’te vie, si t’as pas d’place. Si t’as pas la tienne.
Pourtant, tu prends une place, ma fille. Tu occupes un espace, mais il te rend malade. T’as l’impression qu’il appartient à quelqu’un d’autre. Ça m’attriste. J’sais ben que t’es quelqu’un d’bien. Mais c’est pas moi qui dois l’savoir, c’est toi.
Tu t’gèles le caillou, tu t’étends sur ton ombre, pour n’pas prendre la place qui te revient. Tellement souffrante…
Arrête, arrête!
Arrête de souffrir, de mourir, j’veux ben t’aider, mais j’peux pas respirer à ta place. Si je travaille trop pour t’aider, c’est moi qui vais m’étendre sur ton ombre, qui va mourir, pour que tu vives. J’veux ben t’aider, j’ai pas rien qu’toé.
R’garde au loin, si tu y crois, y a des couleurs qui t’appartiennent.
Lo x
Vu du quai...
Lo x
6 décembre 2007
P’tite brassée…
♠ Je crois que l’affaire Karlheinz Schreiber n’est qu’un pétard mouillé, qui nous coûte une fortune.
♥ À propos des conflits de garde entre parents, je leur réserve cette phrase de mon cru : le problème, c’est que votre colère, envers votre ex-conjoint, est plus forte que l’amour que vous avez pour votre enfant. Parce qu’inévitablement, les enfants sont les porteurs du conflit, les livreurs de messages, les victimes de chicanes, les otages, les éponges du malheur, ce sont des êtres déchirés. Toujours, je dis bien toujours, ces enfants sont équilibrés et étonnants.
♥♥♥Un soupir d’amour pour ceux qui viennent jeter un coup d’œil sur ce blogue; je veux vous remercier, vous dire que votre fréquentation quotidienne dans ma vie, me rend heureux. Je souhaite du plus profond de mon coeur que ce soit réciproque. Bisous!
♠ À la retraite, on a plus de temps à soi, mais moins de temps devant nous. Ça m'inquiète.
Lo x
5 décembre 2007
La série Les Boys…
Je peux déjà annoncer que je serai acheteur si jamais on a la possibilité de se la procurer.
Il y a des rumeurs qui courent voulant que la série revienne l’an prochain, parce que les cotes d’écoute de ce début de saison sont étonnantes, selon ce que j’ai lu dans le journal Le Soleil de la fin de semaine dernière.
L’autre émission que j’aime, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, s’avère elle aussi un franc succès.
Bravo à Radio-Canada.
Lo x
D'ici deux ans...
...Internet sera saturé.
Une étude du Nemertes Research Group affirme qu'Internet sera saturé à partir de 2010, soit dans quelques années.
Lo x
4 décembre 2007
Pattes et tics…
À un chien on dit : « Donne la patte! », à un politicien fédéral on dit : «Graisse la patte ».
Le côté cynique de la chose, le seul qui porte des menottes est celui (Schreiber) qui a payé. Ceux qui ont reçu sont libres comme l’air.
Lo x
Irak, Iran…
L’armée américaine a attaqué l’Irak à partir de renseignements erronés, ce qui a eu pour résultat des milliers de victimes et un embourbement militaire dans ce pays. Tout cela a coûté des milliards de dollars au peuple américain. Je crois que cette guerre a enrichi les fabricants de matériels militaires, les seuls à qui cela peut avoir rapporté.
Au cours des dernières années, on a souvent entendu parler des intentions belliqueuses de Doubleyou Bush envers l’Iran, à propos de leur soi-disant programme nucléaire militaire.
Depuis le week-end dernier, le renseignement américain croit que l’Iran a suspendu son programme nucléaire.
Faire la guerre, sur des rumeurs, des faussetés, envoyer des jeunes soldats à la mort sur le mensonge, c'est très ordinaire.
Lo x
Trois centimètres…
Tel est le résultat de cette tempête, pas de quoi à fouetter…
…un souffleur à neige.
Lo x
3 décembre 2007
La loi 30 est invalidée...
Cette loi imposait aux 260 000 travailleurs de la santé la réduction du nombre de leurs organisations syndicales de 36 à 4. Elle forçait aussi les syndicats à négocier certains éléments des conventions collectives, comme les congés ou la semaine de travail, au niveau local plutôt que national. Elle prévoyait aussi un mécanisme d'arbitrage, ce qui privait les syndiqués de leur droit de grève.
Dans son jugement, la juge Claudine Roy a statué que la loi 30 a bafoué les droits fondamentaux des travailleurs de la santé, en référence à la façon dont le gouvernement leur a imposé un nouveau contrat de travail. Selon elle, la loi ne respectait également pas les engagements internationaux du Canada et portait atteinte au droit d'association et à la négociation collective de bonne foi.
Le jugement ne s'appliquera cependant pas avant 18 mois. Si rien ne change d'ici la fin de cette période de sursis, les anciennes unités de négociation et les anciens syndicats devront donc être restitués.
Cela voudrait donc dire, par exemple, que la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), créée après l'entrée en vigueur de la loi, serait démantelée. Les infirmières auxiliaires ne feraient donc plus partie du syndicat qui représente les infirmières.
La présidente de la FIQ, Lina Bonamie, croit que cela ne serait pas une bonne chose. « On a accueilli les infirmières auxiliaires et c'est pourquoi on a changé notre nom [..] Donc, je vous dirais que les relations sont de plus en plus positives », affirme-t-elle.
De son côté, la présidente de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, s'est déclarée très satisfaite du jugement. Elle se dit maintenant prête à s'asseoir avec le gouvernement pour discuter de la suite des choses. « Le statu quo tel qu'il était avant l'adoption de la loi 30, nous vivions avec, mais ce n'était pas notre premier choix. D'où notre offre au gouvernement de s'asseoir et de rechercher [des solutions] pour faire mieux », a-t-elle dit.
P.-S. : Peut-être que l’infâme loi 142, celle qui a « scrappé » nos conventions collectives et imposé nos conditions de travail actuelles, subira le même sort...
Lo x
C'est parti...
Personne ne s’entend sur le nombre de centimètres que nous devrions recevoir, on nous dit entre cinq et quinze. On en saura davantage d’ici quelques heures.
À vos souffleurs, mes p'tits coeurs!
Lo x
2 décembre 2007
Côte de bœuf…
J’ai donc invité Marlène à venir tester ce met en ma compagnie samedi soir.
Résultat.
Leur côte de bœuf est un pur délice. Vraiment. Tendre, savoureuse, la côte de bœuf est servie avec une sauce au poivre, une pomme de terre en robe des champs et des légumes marinés. Je me suis régalé. J’ai accompagné ce plat d’un Charamba Douro 2004.
Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est que mon amoureuse, qui n’aime pas particulièrement la viande de bœuf, s’est régalée et a dégusté son assiette avec une étonnante gourmandise.
Le samedi, la côte de bœuf au jus est en spécial au Côté Côte Pub Steakhouse; ça vaut la peine de l’essayer. Présentement, il faut penser à réserver, c’est la période des partys des Fêtes.
Lo x
1 décembre 2007
Premier décembre...
Les puristes de la langue française diront que le mot raquettage n’existe pas. Mal leur en prend, même s'ils ont raison, ce mot est tellement beau que je l’invente, qu’il existe dans le petit Lawrence. Tant pis pour messieurs Petit Robert et Larousse.
Pour un premier décembre, faire de la raquette, c'est exceptionnel. Je crois que c’est une date hâtive pour pratiquer ce sport. Si je me fie aux dernières années, il n’y avait pas assez de neige pour installer les décorations de Noël, c'est tout dire.
Aujourd’hui, le tuqueron (tiens un autre mot inventé) bien enfoncé, j’ai profité de cette journée froide pour marcher en raquette dans une neige folle, sous le regard étonné des geais du Canada et des mésanges à tête noire.
Renouer avec l’hiver, quel plaisir!
Lo x


















