Quand j’étais jeune, à sept, peut-être huit ans, ma grand-mère qui aimait boire du thé, me collectionnait les cartes d’oiseaux Red Rose. De jolies petites cartes représentant des oiseaux canadiens, que je regardais avec intérêt et dont je lisais le verso. Mon père fabriquait des cabanes pour les hirondelles qu’il plaçait au dessus du poteau de la corde à linge.
Ainsi m’est venu le goût d’observer les oiseaux. Je ne suis pas ornithologue, je ne connais que quelques espèces, leur cri, sans plus.
Disons que les paragraphes précédant sont une longue introduction, juste pour vous faire part de trois observations.
La première a été faite samedi. Alors que je travaillais sur l’ordinateur, j’ai entendu un cri d’oiseau guttural, j’ai regardé par la fenêtre pour constater la présence d’un oiseau que je n’avais jamais vu auparavant sur la Côte-Nord. Plus petit qu’un merle, un peu plus gros qu’une hirondelle, il a la gorge rousse, dégradant en beige sur le reste de son devant. Il a le dos bleuté, devenant presque violet lorsque frappé par le soleil. J’aurais pu le photographier, mais j’ai choisi de l’observer afin de profiter du moment. J’ai crié à Marlène de venir le voir. Elle a pu l’observer elle aussi. Nous avons regardé dans le guide des oiseaux (R.T. Peterson) et ce qui lui ressemble le plus serait un merle bleu de l’est. Un sapré bel oiseau.
Ma deuxième observation s’est faite ce matin. Un grand héron a survolé la route devant moi, me faisant ralentir afin de le regarder. Quel bon moment, un peu de soleil dans ce temps pluvieux.
Cet après-midi, j’ai eu la visite de quelques parulines à croupion jaune; elles viennent se jucher momentanément sur le rebord de la fenêtre de mon bureau, on dirait qu'elles viennent voir ce que je fais. Petites et rapides, il faut être discret si on veut avoir la chance de les observer.
Lo x
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