2 novembre 2006

Lettres ouvertes...

Le dernier album de Richard Séguin est une œuvre presque parfaite. Plus je l'écoute plus je veux l'écouter.

Du grand Séguin. Le meilleur album, le parfait. Il a écrit une série de chansons-lettres à ses proches. Je trouve l'idée originale, comme un testament éternel.

J’aurais aimé vous parler des chansons que je préfère sur cet album. Comment faire un choix parmi autant de trésors.

Je vous offre une humble critique de ce bijou, opinion d’un amant de musique québécoise.

Ça part en trombe avec « La route ouverte », excellent rythme, chanson entraînante, une vraie, dans le plus pur style de Richard Séguin. Puis, la romantique chanson « Le rêve », qui nous oblige à continuer de rêver, à idéaliser le monde dans lequel on vit.

Suivent ensuite « Des allumettes pour s'éclairer » parole de Marc Chabot sur une musique de Richard Séguin, un hymne à nos espoirs passés, « La maison brûle », une tounne qui parle de la misère humaine, de la difficulté de vivre au minimum, dans un style musical plus trash.

Je passe rapidement « Cette saison », une chanson dédiée à la réparation d'un amour, d'une amitié, enfin, je crois. Puis, v'là ti pas, « Nos héritiers », chanson engagée, concernant la bêtise de ce gouvernement à privatiser le mont Orford. Excellente chanson, avec un rythme rappelant le pas défiant d'un personnage décidé.

« Qu'est-ce qu'on leur laisse » est sans contredit ma préférée (j’en ai finalement trouvé une) de la première moitié de ce disque. Un chef d'œuvre en texte et en musique. On y entend les voix superposées de l'artiste, un pur délice, j'en frissonne. Une chanson sur l’héritage culturel et environnemental que nous laisserons aux suivants après notre départ... Un monde brisé? Un monde plein de poésie?

Que dire de « Si près, si loin », une lettre dédiée à sa fille, peut-être. La chanson est tout acoustique, avec la voix douce et tremblotante de sensibilité de Monsieur Séguin, harmonica inclus. Œuvre divine!

Je passe « Où va l'instant », non pas qu'elle ne soit pas bonne, mais je préfère l'espèce de blues- folk-alternatif de « Je donnerais tout ». La musique sur celle-ci représente les grands espaces de notre pays, comme les ciels purs et colorés de la Côte-Nord. La guitare et l'harmonica rappellent à ma mémoire la musique du film « Il était une fois dans l'ouest » de Sergio Leone.

La suivante est une lancinante chanson d'amour, une belle, une vraie de vraie; « Rien qui détonne » me rend mélancolique et me pousse tout simplement dans les bras de mon amoureuse, afin de m'assurer que notre amour perdure.

La douzième chanson a pour titre « Comme une flamme au vent »; une chanson triste, avec des guitares merveilleuses, une chanson douce qui parle de colère intérieure; une chanson qui parle de détresse et de réconfort...

Luce Dufault accompagne Richard Séguin sur « Elle danse avec la vie », lettre rappelant une personne en union commune avec la liberté. Puis, il y a « Première lettre », une bonne chanson, suivie de la dernière du disque, « Marie-Anne », encore avec les voix superposées de Séguin, différentes cette fois-ci.

Disque à se procurer, sans faute.

Lo x

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