Un projet pilote, entamé en 2004 à l'usine Poséidon de Longue-Pointe-de-Mingan, démontre le potentiel économique du crabe commun, une espèce encore inexploitée.
L'an dernier, une quarantaine de pêcheurs, d'aides-pêcheurs et de travailleurs de l'usine Poséidon ont prolongé leur saison de huit semaines, grâce au débarquement et à la transformation de 510 000 livres de crabe commun.
Déjà en 2005, l'usine a transformé presque deux fois plus de crabes communs qu'en 2004. Cette diversification et les revenus qu'elle amène sont les bienvenus dans une région marquée par le moratoire sur la pêche aux poissons de fond et par une diminution des quotas de crabe des neiges.
Le crabe commun, plus petit que le crabe des neiges, est présent en Minganie et près de Sept-Îles.
Selon Yvon Forest du ministère des Pêcheries du Québec, l'abondance de la ressource permet de croire à une certaine pérennité. « C'est devenu une production, je pense, qui est là pour durer pour les prochaines années », indique M. Forest. En 2005, Poséidon a investi 270 000 $ pour pêcher et transformer le crabe commun, et ce, en partie grâce à l'aide financière de Québec.
L'usine possède maintenant les équipements spécialisés qui lui permettent de couper les pattes du crabe pour en extraire la chair.
Un courtier, actif en Gaspésie où on transforme déjà le crabe commun depuis plusieurs années, est responsable de la mise en marché.
Des restaurateurs de la Côte-Nord ont aussi montré leur intérêt pour apprêter le crustacé.
P.-S. : J'aimerais avoir la possibilité de goûter à ce crustacé. Je crois qu'il faut exploiter les espèces nouvelles qui sont abondantes dans nos eaux et laisser celles qui sont en danger d'extinction reprendre leur souffle. À quand de gros projets d'aquaculture sur la Côte-Nord? Il y a des endroits vierges qui seraient exploitables.
Lo x
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