19 mai 2005

Salut Armand...

Demain matin, départ pour un rendez-vous en dermatologie à Ville de Saguenay, encore une fois. Ce qui me rend malheureux, c'est que mon rendez-vous là-bas coïncide avec la fête de départ à la retraite d'Armand Maltais. C'est quelqu'un avec qui je suis allé à la pêche et à la chasse, avec qui j'ai joué au ballon balai. En plus, j'ai travaillé avec lui pendant plusieurs années. J'aurais aimé y être, mais je n'ai pas le choix; un rendez-vous avec un spécialiste on ne peut remettre cela, sinon on se retrouve au bas de la liste d'attente.

Ce sera sûrement une fête mémorable avec quelques surprises.

Voici un message de ma part à Armand... Un peu en avance, je te souhaite beaucoup de bon temps et des moments de bonheur, en compagnie de Louise et Geneviève. Bonne chance à vous trois dans la vieille capitale.


Salut l’Grand! Dommage, je ne peux être à ta fête de retraite. Mais à tout l’moins, j’aimerais quand même raconter une couple de moments drôles que nous avons vécus ensemble. Ce sont deux anecdotes d’aventures de chasse et de pêche.

Te souviens-tu ?

Le brochet

Sur le chemin de l’hydro, dépassé, je crois, Manic 2, il y a un lac inondé, dont les arbres morts sortent de l’eau. À toutes les fois que nous passions en face de ce lac je te disais : «Il doit y avoir d’la grosse truite là-dedans». Tu me répondais : «Non, non y a rien que du brochet».

On a finit par l’essayer. On avait pris ton canot jaune, celui avec des flotteurs noirs en styromousse. On a lancé quelques lignes. Si mes souvenirs sont bons, on voyait les brochets se promener dans l’eau qui était très claire.

Puis tu en as ferré un. En le remontant, le brochet a mordu dans le styromousse du canot. On a essayé de l’décrocher, sa morsure était puissante, rien à faire.

Puis on s’est mis à gosser après; tourne, tire, frappe, toujours rien. Avec sa tête épeurante, ses grands yeux globuleux, nous suppliant de le laisser mordiller à son goût, il est resté accroché après le styromousse du bateau.

T’as pris la solution radicale Armand, tu lui a coupé la tête. On a jeté le corps à l’eau, la tête est quand même restée coincée par ses dents acérées après le styromousse. Mais à force de travailler, on a réglé le problème. Le styromousse a lâché...
Je vois encore cette tête de poisson s’éloigner lentement de nous, flottant avec son morceau de styromousse dans la gueule…

Quatre par quatre Scout International orange et blanc

Tu te souviens sûrement de notre voyage de chasse à l’arc à l’orignal

On s’en allait sur le chemin de la QNS, un chemin de gravier mal entretenu. On n’avait pas l’choix de monter assez haut parce que la chasse se déroulait en haut du cinquantième parallèle. On avait pris ton 4 x 4, le Scout International orange et blanc avec ta tante roulotte. Sais-tu que j’avais pas l’air de fournir grand-chose dans l’temps! J’espère qu’au moins j’payais
du gaz ! Enfin, à un certain moment, je t’ai dit : «M’semble que ça sent l’bouilli d’légumes ?». Le pire, c’est qu’on fumait tous les deux… Quand t’as dit : «C’est l’propane !», j’peux te dire que nos vitres ont baissé pis qu’on a tiré nos cigounes dehors…

On aurait pu être les inventeurs du Scout International décapotable…

Lo x

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