Des fermiers albertains utilisent le fumier qui provient de leurs bêtes pour produire de l'électricité.
Le projet-pilote, appelé IMUS, est chapeauté par une dizaine de partenaires, dont le parc d'engraissement Highland Feeders Limited de Vegreville, le Conseil de recherche de l'Alberta et les gouvernements fédéral et provincial.
Le coût de l'initiative frôle les 8 millions de dollars. Grâce à une méthode novatrice découverte par des scientifiques albertains, le fumier généré par les vaches permettra de produire près d'un mégawatt d'électricité.
Le copropriétaire du parc d'engraissement, Mike Kotelko, explique le procédé: « Le fumier est placé dans des cuves géantes, où il n'y a pas d'oxygène. La combustion sans oxygène produit le méthane, qui est ensuite converti en électricité. » Il ajoute que c'est très simple, « que de la biologie! »
L'électricité produite par plus de 7000 bêtes servira à alimenter le parc d'engraissement et 700 résidences des alentours.
Engrais biologique et irrigation
De plus, le processus permettra aussi de transformer une partie du fumier en engrais biologique et l'eau sera récupérée pour irriguer la terre.
Mike Kotelko et ses partenaires souhaitent commercialiser cette technique, qui s'inscrit parfaitement dans la philosophie du protocole de Kyoto.
P.-S. : C'est assez génial comme procédé. Il faudrait qu'au Québec on fasse la même chose avec le lisier des porcs... ou celui des humains. Imaginez-vous le gars qui dit : «Scusez, j'vais aux toilettes faire un p'tit kilowatt!».
Lo x
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