27 août 2008

Questions existentielles…

*Y a-t-il des théologiens incroyants?

*Comment une compagnie (Maple Leaf) qui doit aider les gens à vivre en les nourrissant finit-elle par les tuer en les empoisonnant?

*Pourquoi arrêtons-nous de travailler alors que l’on a beaucoup d’expérience?

*Pourquoi nos gouvernements hésitent-ils à investir dans les arts?

*Pourquoi les coccinelles sont-elles si paresseuses et si attrayantes?

*Comment se fait-il que le prix de l'essence à la pompe monte dès l’augmentation du prix du baril de pétrole et qu’il ne descend pas dès la baisse du prix du baril?

*Est-ce que les raffineurs nous fourrent?

*Pourquoi les conservateurs veulent-ils déclencher des élections?

*Philippe Couillard nous a-t-il couillonnés?

*Le phare de jour d’une automobile Chrysler éteint lorsque le clignotant est allumé. Pourquoi?

*Faut-il profiter du fait que la compagnie Maple Leaf est dans le trouble pour lancer une compagnie de charcuterie qui porterait le nom Fleur de Lys?

*Si le perce-oreille est un insecte utile, pourquoi est-il si écœurant?

*Pourquoi appelle-t-on les insectes des bibittes?

*Pourquoi les élections américaines durent-elles si longtemps?

*Pourquoi mettre autant d'énergie, de temps et d’argent pour élire des personnes comme Georges Doubleyou Bush?

*Pourquoi est-ce que des criminels dangereux vivent jusqu’à 80 ans emprisonnés alors que de très bonnes personnes meurent si jeunes en liberté?

*
Je ne suis pas capable blairer Jean Charest. Pourquoi?

*Pourquoi les gens de la région de Québec appuient-ils les conservateurs?

*Pourquoi Pauline Marois est-elle encore en politique?


*Pourquoi est-ce que je me pose autant de questions ce soir?

*Ne devrais-je pas aller me coucher?

Bonne nuit!

Lo x

Oeuf liquide...


26 août 2008

Gianmaria Testa…

…vient donner un concert à Baie-Comeau le 22 octobre. Youppie!

Le 15 juillet 2007, je me suis rendu à Québec pour voir son spectacle, Da questa parte del mare. J’avais écrit un billet à ce sujet sur ce blogue. Le voici.

Le Palais Montcalm étant l’écrin, j’attendais impatiemment le joyau. Il est apparu, authentique, calme et serein, accompagné de son talentueux quatuor.

Poésie et musique ont ensuite pris toute la place. Un moment grandiose, qui m’a fait du bien. Énormément de bien. Comme une longue nuit de sommeil sans rêves, comme un déjeuner sur l’herbe. Une période de temps que l’on souhaite éternelle.

Je n’avais pas beaucoup écouté son dernier disque, comme si inconsciemment, je devais attendre ce moment de grâce pour le découvrir. Je me suis farci cinq heures de la tortueuse route 138, pour le voir, l’entendre. J’ai fait une grande place dans ma mémoire afin que ce doux moment puisse fermenter et devenir un indéfectible souvenir.

On a entendu du rock, du jazz, des ballades. On a écouté de la poésie italienne, l’artiste nous en traduisant le sens avant de nous la chanter.

Marlène a trouvé une ressemblance à tous les musiciens. Le contrebassiste a un petit air de Boom Desjardins. Le batteur me ressemblait, selon elle, lorsque j’arborais barbe et cheveux longs. Le guitariste est un sosie de l’acteur français Jean Renaud, et enfin, le joueur d’orgue à soufflet, de clarinette, de saxophone et de sac de papier, a la même bouille qu’un médecin de Baie-Comeau. Il a reçu l’ovation la plus nourrie du public, bien mérité d’ailleurs. Il excelle pour créer des ambiances, il a des instruments originaux, dont un bizarre d'accordéon, déposé sur une table, avec un petit panneau qu'il agite pour faire entrer de l'air, tout en pianotant sur le clavier. Le son de cette chose surprend.

Ce spectacle est la définition des mots poésie, humanisme, amour, générosité et bonheur.

Nourrissant, guérisseur.

Je ne suis ni son gérant ni son ami. Je ne suis qu’un fan, au carré. Je veux juste donner envie aux gens de Baie-Comeau de venir l’entendre. Il sort de l’ordinaire. Même si je ne comprends un traitre mot de l’italien, j’arrive à communiquer émotivement avec cet artiste. Si vous voulez le connaître davantage, il y a ce lien qui parle de lui, et cet autre.

Mes billets sont déjà achetés pour le 22 octobre, je lui ferai signer les disques que j’ai de lui, et une photo de lui prise à Québec l’an passé.

Lo x

Les boudeurs...


25 août 2008

Godbout…

Marlène et moi sommes allés sur la plage à Godbout samedi dernier. Il faisait une chaleur écrasante et le bord de mer était la solution.

Dans ce petit village de la Côte-Nord, la plage est invitante et déserte. En arrivant, il faut se diriger du côté ouest, vers la sortie de la grande rivière. C’est vraiment bien. N’allez surtout pas du côté est, vers la sortie de la petite rivière; là les taons sont agressifs, voraces et ne vous lâchent pas. Ils sont déments et veulent votre chair et votre sang.

À part nous deux, il n’y avait qu’un autre couple sur toute la plage; la vie des gens riches et célèbres.

Lo x

Pékin, fin…

Je ne sais pas si vous avez regardé le spectacle de clôture des jeux de Pékin, c'était excellent, comme celui d'ouverture. Pas d’erreur, pas de petit défaut apparent, que du bon. Les Chinois savent recevoir et ces jeux se sont déroulés sous le signe de la perfection. Il y a bien eu l’histoire au taekwondo du cubain qui a perdu la boule et foutu son pied sur la bouille d’un arbitre. Fidel Castro était d’accord avec son geste; con. Ça, ce n’est pas la faute des Chinois.

Il y a aussi la petite gymnaste chinoise de 16 ans qui semble avoir davantage treize ans. Ça, c’est de la faute des Chinois; vaut mieux être soupçonné de tricherie et gagner une médaille d’or qu’avoir l’air honnête et ne rien gagner; bof. Dans le sport et aux jeux olympiques, il y a toujours des tricheurs et des dopés. Le philosophe allemand Peter Sloterdijk a dit avant ces jeux : « Pékin sera le plus grand rassemblement de dopés de l’histoire de l’humanité. » Disait-il vrai?

J'espère que non.Les jeux de Pékin furent un succès sur toute la ligne; le gouvernement chinois doit maintenant répondre aux attentes internationales en matière de respect des droits de l'Homme car la plus grande richesse d’un pays est son peuple.

Lo x

Jaseur...


24 août 2008

Russes rustres…

Je ne pouvais trouver titre plus juste, pour identifier un gouvernement qui se fiche de la souffrance d’un peuple. Selon les images que l’on reçoit, la population géorgienne souffre énormément de la présence de l’armée russe.

En retardant le retrait de ses troupes, le gouvernement russe fait preuve d’immaturité, d’impérialisme outrancier et de malhonnêteté. Il y a du Vladimir Poutine là-dessous. On sent qu’il contrôle parfaitement sa marionnette Dmitri Anatolievitch Medvedev.

Ce qui se passe en ce moment en Géorgie m’inquiète. Une superpuissance décide de régler un conflit avec sa super armée, appuyant les forces séparatistes de l’Ossétie du Sud et d'Abkhazie, pour mieux les contrôler par la suite. Il ne faut pas se cacher que l’expansionnisme est une maladie propre au gouvernement russe, qui zieute, entre autres, l’Arctique.

L’attitude des Russes me rappelle les bagarres entre enfants dans les cours d’écoles. Le grand de sixième frappe le plus petit de quatrième et l’écrase contre le sol. Il le maintient dans cette position afin de l’humilier devant tous et de servir un avertissement à ceux qui tenteraient de s’en mêler.

Bravo messieurs Poutine et Medvedev. Bel exemple de…

…faiblesse.

Lo x

Graffiteurs...


21 août 2008

Encore trois…

…jeunes soldats canadiens meurent en Afghanistan. Je ne m’y habituerai jamais. Dire que ce pays intervenait auparavant dans des missions de paix.

Lo x

Charcuteries mortelles…

Lu sur le Web

Selon le responsable de la santé publique de l'Ontario, le Dr David Williams, la bactérie Listeria monocytogenes, contenue dans certains produits de charcuterie, aurait fait au moins une victime. Les autorités enquêtent aussi sur quatre autres décès qui ont eu lieu dans des établissements où des personnes ont été infectées. On ne peut toutefois pas encore déterminer si la listériose est responsable ou non de leur mort.

Le Dr Williams a aussi déclaré que la listériose touchait toujours 13 personnes, tandis que 17 autres cas sont sous enquête.

De la viande de la compagnie Maple Leaf Foods pourrait être à l'origine de l'épidémie de listériose. Maple Leaf a rappelé volontairement quelque 23 produits de viandes fabriqués par l'usine des Aliments Maple Leaf de Toronto.

La liste de 23 produits retirés par Maple Leaf comprend des paquets de dinde cuite tranchée, des tranches de rôti de boeuf cuit, du salami et différents types de jambon. Ces aliments ont surtout été vendus à des restaurants, à des hôpitaux et à des centres de soins de longue durée. Ils pourraient aussi se retrouver dans certains comptoirs de charcuterie.

P.-S. : Ce genre de chose n’arrive pas aux petites charcuteries artisanales.

Lo x

Chaud…

…oh oui, il a fait chaud sur la Côte-Nord aujourd’hui.
On se serait cru un dix-sept juillet; pourtant, la fin août approche. J’fais un bisou à Dame Nature, elle le mérite bien. Un peu partout au Québec, les gens se plaignent de la mauvaise température de cet été. Je me trouve chanceux malgré tout. Lors du voyage aux Îles-de-la-Madeleine, il a fait très chaud. Avec les plages là-bas, c’était le paradis. Depuis mon retour à Baie-Comeau, je ne me plains pas. Un autre bisou à Dame Nature. Il faut que j’me calme, j’voudrais surtout pas rendre mon amoureuse folle de jalousie…

Lo x

Kayakiste à la jetée...


19 août 2008

Tristesse…

La mort de dix courageux parachutistes français en Afghanistan, m’attriste au plus haut point.

Ce n’est pas le temps de juger de la pertinence de la présence de soldats occidentaux dans ce pays. L’heure est plutôt au réconfort envers ceux qui viennent de perdre un être cher.

Lo x

Encore…

…les jeux de Pékin.

Il me faut absolument souligner le courage et la volonté de vaincre de Simon Whitfield, dans l’épreuve exténuante du triathlon olympique d’hier. Médaillé d'or à Sydney il y a huit ans, Whitfield, qui est de Kingston, a complété la nage de 1,5 km, l'épreuve cycliste de 40 km et la course à pied de 10 km en 1h48:58,47, quelque cinq secondes derrière l'Allemand Jan Frodeno. J’ai suivi sa compétition, par petit bout, car elle était télévisée en même temps que la demi-finale du plongeon de trois mètres, où s’exécutait le sympathique Alexandre Despatie.

Le moment magique du triathlon, c’est quand Simon Whitfield a lancé sa casquette dans la foule et qu’il a dépassé les quatre concurrents devant lui et qu’il s’est lancé dans son sprint final. J’étais debout, les bras dans les airs, collé à l’écran, tout le corps frissonnant, criant à tue-tête des mots d’encouragements. Ce jeune homme sympathique, qui avait le plus petit gabarit des cinq meneurs, tenait dans son cœur, une volonté de vaincre inversement proportionnelle à son corps; la marque de commerce des athlètes supérieurs.

Tout a été dit sur Alexandre Despatie. C’est quelqu’un que je respecte au plus haut point; son attitude remarquable fait la fierté de tous les Québécois.

Lo x

Ferme...


18 août 2008

P’tite brassée olympique du 18 août 2008…

J’aime bien regarder les compétitions olympiques. La semaine dernière, tout ou presque se déroulait en piscine. J’en avais marre à la fin. Cette semaine devrait être plus intéressante. Moins de piscines et plus de sport variés.

L'équipe canadienne de sports équestres a remporté la médaille d'argent de l'épreuve de sauts d'obstacles par équipe. Je reconnais le talent des cavaliers. Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est la grande beauté des chevaux; ils sont hauts, élancés et les cavaliers doivent les retenir constamment. Quel beau sport.

Quoi qu’il advienne, je trouve qu’Alexandre Despatie est un jeune homme merveilleux. Il veut tellement bien faire…

Le triathlon nous permet de voir de très belles images des environs de Pékin. Les images panoramiques prises des hélicoptères font rêver.

Plus personnes ne parlent de Pékin la polluée; si on se fie aux images qui nous sont transmises, il ne semble pas y avoir de problème.

Je suis loin d’être un bon photographe sportif, mais j’aurais aimé pouvoir faire partie des photographes attitrés. Avec leurs équipements à la fine pointe, ils prennent de très bonnes photos. On peut admirer leur travail sur Cyberpresse et sur d’autres sites d’informations sportives.

Annie Pelletier est une excellente analyste aux compétitions de plongeon. Elle connaît son sport et nous aide à mieux l’apprécier et le comprendre.

Lo x

Cheval...


16 août 2008

Impérialisme…

Définitions : nom masculin,

-Politique d’un État qui vise à étendre sa domination militaire, économique, culturelle, politique, etc., au détriment d’autres États. L’impérialisme britannique. L’impérialisme américain.

-Tendance collective ou individuelle à la domination.

Ceci pour vous dire mon aversion envers ce genre de pays. Présentement, ce sont les Russes qui me font lever le cœur, avec leur occupation d’une partie de la Géorgie et leur appui aux factions rebelles du coin. Il faut parler aussi de ce que les Chinois font au Tibet et les Américains en Irak.

Pas besoin de vous dire que je suis fier d’être Québécois.

Lo x

Aqua Bella...


Abeille...


13 août 2008

Trois humanitaires abattus...

Lu sur le Web

Un convoi de deux véhicules de l'organisation non gouvernementale américaine International Rescue Committee a été attaqué, mercredi, sur une route entre la province de Logar et la capitale afghane, Kaboul.

Selon les autorités locales, les occupants du premier véhicule, trois femmes de nationalité américaine, canadienne et canado-britannique, ainsi que le conducteur, un Afghan, ont été tués. Le chauffeur du second véhicule a quant à lui été blessé.

Il semblerait, toujours selon le chef de la police de la province de Logar, Ghulam Mustafa, qu'un véhicule transportant des hommes armés a coupé la route aux travailleurs humanitaires avant d'ouvrir le feu contre le convoi avec des armes automatiques.

L'attentat, qui pourrait tout aussi bien être le fait d'insurgés islamistes que de criminels locaux, n'a pas été revendiqué.

Les travailleurs humanitaires déployés en Afghanistan déplorent une nette détérioration des conditions de sécurité depuis plusieurs mois. Un regroupement d'organisations humanitaires afghanes, l'ACBAR (Agency Coordinating Body for Afghan Relief), avertissait la communauté internationale, le mois dernier, que les niveaux records de violence entravent grandement l'action humanitaire partout au pays.

Dans un rapport publié voilà quelques semaines, l'ACBAR rapportait que 19 membres d'ONG internationales et locales ont été tués en 2008 seulement, un bilan à mi-année qui dépasse celui de l'année 2007 au complet.

L'International Rescue Committee travaille auprès des réfugiés afghans depuis l'invasion soviétique de 1980. L'ONG basée à New York est présente dans plus de 25 pays.

P.-S. : J’ai l’impression que les Afghans qui veulent de gros changements dans leur pays sont minoritaires. Je ne crois plus à cette mission. Ce pays est situé dans un des endroits les plus inhospitaliers de la planète. Depuis les débuts de son existence, des chefs de guerre y font du troc, du trafic d’opium. N’eut été de septembre 2001, personne n’y aurait mis les pieds. Des travailleurs humanitaires tombent sous des tirs d’armes, sans raisons apparentes. Mis à part Kaboul, le pays est difficile à contrôler. La majorité afghane veut-elle le mode de vie des Occidentaux? Si oui, c’est à elle de se prendre en main, d’aller au front, de s’engager. J’en ai vraiment marre de voir des Canadiens mourir si loin de chez eux, pour une cause qui semble perdue d’avance.

Lo x

P’tite brassée olympique…

Ouais, pas de médaille. Pas de problème. Ne vaut-il pas mieux zéro médaille que des médailles malhonnêtes?

♠ Les petites, si petites gymnastes chinoises de seize ans, qui en réalité en ont probablement onze, en plus d’être de la tricherie, c’est prendre les autres pour des cons.

Je remarque que nos athlètes donnent tout ce qu’ils peuvent, en ayant l’air heureux.

À 19 heures, tous les soirs, les reportages de Jean-François Lépine, Raymond St-Pierre et Céline Galipeau, à l’émission À l’heure de la Chine, sont du bonbon. Belles images, commentaires intelligents, que de la classe.

♠ Il y a quelques années, notre équipe de boxe amateur était une des bonnes du monde. En Chine, le Canada n’a délégué qu’un seul boxeur, qui est déjà éliminé d’ailleurs. Le pauvre garçon a été laissé à lui-même avec les résultats que l’on connaît.

♠ Un côté triste de ces jeux, les fermiers qui vivent aux alentours de Pékin, n’ont pas d’eau pour leurs cultures. Toute la flotte est acheminée vers Pékin, pour les JO. Ce sont encore les moins bien nantis qui sont victimes de ces grandioses démonstrations.

Les joueuses de volley-ball de plage de la Russie et de la Géorgie se sont échangé des embrassades chaleureuses avant leur match aujourd’hui, se démarquant ainsi du conflit armé qui oppose leurs deux pays. Je les salue bien bas…

Il y a une nageuse canadienne qui s’appelle Erica Morningstar. J’adore ce nom.

Lo x

Rocher, rue des Merisiers....


12 août 2008

Mécano de plastique…

Je prends du retard sur le blogue, vacances obligent, malgré que ce ne soit pas la vraie raison. En fait, c’est l’indiscipline la vraie raison. Je crois qu’il n’y a rien de pire que de la laisser s’installer, prendre racine. Elle invite alors la paresse à s’incruster et on perd le rythme. Écrire fait partie de ma vie, jusqu’à ce que j’arrête. Il me faut alors me recentrer sur ce besoin qui est devenu si essentiel.

Revenons au titre de ce billet. Je veux juste raconter un événement banal qui m’est arrivé au Nouveau-Brunswick, le 4 août dernier.

Lors de notre retour, nous roulions sur la 11, la route qui relie le Nouveau-Brunswick du nord au sud. Il tombait des cordes depuis notre départ de Miramichi. C’était la journée où il y avait eu plusieurs inondations dans l’est du pays. À un certain moment, j’entends un drôle de bruit sous la voiture; une espèce de patlaw, patlaw, à répétition. J’aime bien décrire les bruits et patlaw est le mot inventé qui ressemble le plus au bruit que j’entendais.

Est-ce un bris mécanique dans la suspension? Une crevaison? J’arrête sur le bas-côté de la route, inquiet, afin de faire une vérification. Je ne vois rien. Pour être honnête, mes talents de mécano sont infiniment limités. Changer l’huile d’une tondeuse avec le petit processus dans les mains est déjà trop compliqué pour moi. Même vérifier le niveau de l’huile est compliqué alors imaginé s’il fallait que je doive en ajouter, wow, danger!

Je repars, fenêtre baissée, le bruit disparaît comme par enchantement. L’expression d’inquiétude sur mon visage fait place à un grand sourire béat. Je sens la voiture plus basse à l’arrière, côté conducteur. J’arrête. J’entends un pschiiiiiiiiiiiiiittttt. Le sourire béat fait alors place à ma bouille inquiète. Flat comme on dit. Merde, comme on dit peu souvent. Je demande à Marlène de m’aider à déplacer les bagages de l’arrière afin de récupérer la roue de secours. Une petite roue de brouette. C’est cette chose le pneu de remplacement? Je supplie mon amoureuse de sortir le livre qui dit tout de la voiture et de trouver le processus qui explique comment changer un pneu.

Il pleut.

Dans mon intérieur, il y a une prière qui défile, celle des Québécois mal pris. Il y a christ, puis calice, et enfin tabernacle. Tout d’un bout et avec l’accent, ça donne crisse de colisse de tabarnak. Puis le calme.

Il pleut.

J’essaie tant bien que mal de dévisser les écrous, avec le petit outil fourni avec la bagnole. Je force comme un damné, avec toujours la suite de mots de Dieu dans ma tête. Louis (mon beau frère) vient à ma rescousse, me disant de me servir de mes pieds. Merci Louis. S’il ne m’avait pas donné ce truc, j’aurais probablement renversé la bagnole dans le fossé, en répétant la suite de mots de Dieu.


Avec l’aide précieuse de Louis, nous avons réussi à installer la roue de secours.

J’ai replacé les bagages et j’ai pris la première sortie qui s’est présentée à moi. Direction Charlo.

À un poste d’essence, j’ai demandé à un monsieur, en anglais, où je pourrais trouver un garage pour réparer le pneu crevé. Il me dit, en français, que tout est fermé, c’est la fête du Nouveau-Brunswick, que j’aurai du mal à trouver un garage ouvert. Merde. Dans ma tête, les mots de Dieu reviennent. Soudain, comme frappé par un éclair d’espoir, il me dit : « Suivez-moi. Je crois que j’ai une solution, à quatre kilomètres d’ici, il y a un garage. » Sans aucune hésitation, je me lance à ses trousses.

Quatre kilomètres plus tard, le garage est fermé. Les mots de Dieu reviennent.

Un autre bon samaritain chuchote à l’oreille de mon guide. Espoir? Oui.

À un kilomètre, il y a une personne qui répare des voitures dans un petit garage derrière sa maison. Nous arrivons juste à temps, il était en partance. Il me dit qu’il va réparer la crevaison. Sa femme vient l’aider. Ils ont fait cela avec beaucoup d’empressement. Ce sont tous les deux de bonnes personnes, cela se sent.

Une fois tout réparé, je leur ai demandé combien d’argent je leur devais. Zéro. J’ai insisté, Marlène aussi, rien, ils ne voulaient rien. Je leur ai offert une bouteille de vin, ils ne veulent pas. Ils me disent que ce n’est rien changer un pneu et que ça leur a fait plaisir de me rendre ce service. Voyant mon insistance, ils me demandent si je voudrais placer une petite annonce afin de les aider à vendre leur moto, en plaçant une annonce ici à Baie-Comeau.

Alors la voici :

Honda Big Ruckus 2005
250 cc, 6800 km
4,200 $

Il y a un pare-brise et une sacoche inclus.
Si intéressé, m’écrire à cette adresse : moulactive@yahoo.com

Enfin, je remercie infiniment monsieur et madame Savoie de Charlo au Nouveau-Brunswick.

Lo x

C.T.M.A. Traversier...


11 août 2008

Bien…

Je me sens bien. Ce voyage aux Îles-de-la-Madeleine m’a fait du bien.

Ni la plage, ni la grande beauté du paysage n’ont eu cet effet sur moi. Mon ami Charles, qui repose dans un cimetière à Havre-aux-Maisons, m’avait tellement bien décrit son coin de pays, que je me fiais à lui. Il aimait tellement ses Îles.

Ce qui m’a fait si grand bien, c’est d’avoir vu de mes yeux où il repose; à flan de butte, avec vue sur la mer, d’avoir rencontré ses frères, ses sœurs et sa mère. Nous avons parlé de lui, nous avons ri et pleuré. Je ne suis toujours pas guéri de son départ; en fait, je suis inconsolable et le serai toujours.

À Steeve et Nicolas, j’ai raconté comment était leur grand frère. À sa mère et à ses sœurs, j’ai parlé de ses derniers instants, comment je les ai vécus.

Nous avons passé une soirée à écouter et chanter du Georges Langford, du Didier Turbide. Nous avons valsé. J’ai eu l’impression qu’Alain chantait pour nous. Les frères de Charles et leur amoureuse, leurs enfants et leurs amis, nous ont entrainé dans leurs valses du bonheur, chargées de la sensibilité des insulaires.

Je me sens vraiment mieux depuis ce voyage.

Du plus profond de mon cœur, je les remercie.

Salut Charles!

Lo x

Havre-aux-Maisons...


10 août 2008

Un dimanche soir…

…à Miramichi.

En voyage, lorsqu’il tombe des cordes, le camping en tente confortable est exclu.

C’était le cas à Miramichi. Nous avons donc consulté le guide touristique du Nouveau-Brunswick. Nous avons choisi trois options, afin d’aller vérifier sur place ce qui s’offrait de mieux, rapport qualité/prix.

Au premier endroit, sur la rue King Georges, il ne restait que trois chambres, dont deux pour les fumeurs. Nous sommes allés les visiter. Pouah! Une odeur de vieux cendrier envahit nos pauvres narines instantanément. Pas question de crécher ici.

Deuxième endroit, cette fois sur la rue King, décidément les Néo-Brunswickois sont fort sur ce nom; l’endroit ressemble à un hôtel de passe, celui où les couples qui se sont formés le soir même viennent compléter leur formation, pour se déformer au petit matin. Le tenancier nous reçoit vêtu d’une camisole noire et d’un bermuda de la même couleur. Il a la bouille d’un pitbull. Nous lui demandons de visiter ses chambres. Il acquiesce avec une hésitation fluorescente. Durant la visite, il voit bien que ses chambres nous répugnent davantage qu’ils nous attirent. Il met fin brusquement à la visite disant qu’il est occupé à autre chose. Son visage exprime toujours le désagrément que nous lui causons. Je crois qu’il aurait aimé nous fourguer ses taudis de chambres en échange de notre argent.

Lorsque nous sommes partis, il est sorti dehors pour nous garrocher son regard d’aigle affamé.

Nous avons finalement jeté notre dévolu sur l’hôtel Econo Lodge; plus dispendieux, plus calme, plus civilisé, plus propre, avec le petit déjeuner inclus; le paradis à Miramichi.

Lo x

Champ à St-Luc...


3 août 2008

Le bateau dans le trou.…

J'ai pris cette photo le 29 juillet à l’Île de Grande-Entrée.

Sur la plage, j’ai vu un couple qui avait chacun un reflex Canon qui semblait de très bonne qualité, avec des objectifs puissants. Ils parlaient anglais. Ils prenaient des photos d’un peu tout, pendant que moi et mes amis dégustions des moules à une halte face à la mer. Pendant un bon moment, affairé à cuire les moules fraîches, je les ai complètement oubliés.

Puis, j’ai vu un bateau apparaître qui semblait venir du quai pas très loin. J’ai eu l’idée de me précipiter vers la plage afin de le photographier lorsqu’il passerait vis-à-vis du trou.

Surprise, le bateau se dirige exactement à l’endroit que j’espérais. Je remarque le couple, avec leurs gros équipements s’avancer vers la plage, leurs appareils bien en main. Je prends des photos. Le bateau passe vis-à-vis du trou et le dépasse. Puis il recule; quelqu’un du bateau fait un signe vers les photographes, cellulaire à la main. Je me rends compte que les deux photographes ont demandé au capitaine de ce petit bateau de faire cette manœuvre, afin de prendre des clichés. Probablement qu’ils l’ont bien payé, alors que moi j’ai pris les mêmes photos, tout à fait gratuitement.

Ce soir, je vous présente celle que je crois la mieux réussie. Pour ceux qui auraient des doutes sur cette histoire, je vous ferai un petit montage prouvant la vérité de cette histoire. Présentement, je vous écris d’un motel de la ville de Miramichi. Les batteries de la souris de l’ordi ont lâché, alors je suis limité matériellement. Sans compter que le temps me manque.

Aujourd’hui, nous avons fait cinq heures de traversier, il y avait beaucoup de vent et la mer était mauvaise. Par la suite, j’ai parcouru la distance entre Souris, Île-du-Prince-Édouard et Miramichi au Nouveau-Brunswick, presque quatre heures de route, par mauvais temps.

N.B. Ce message s'adresse à Irina, qui a la gentillesse de m’offrir des photos des Îles-de-la-Madeleine. Je vais donner mon adresse de courriel à ton père, ainsi tu pourras communiquer avec moi. Présentement, j’ai beaucoup de photos des Îles, que je dois trier afin de ne conserver que les meilleures, alors si j'en ai besoin, je te ferai signe. Merci de ta générosité et salutations à ton frère et à tes parents.

Lo x

Le bateau dans le trou...


2 août 2008

Les Arseneau…

Nous avons passé une soirée superbe avec les Arseneau qui habite à la Pointe-Basse et à la Butte Ronde. J’en profite pour les remercier de leur accueil chaleureux et les embrasser. Une soirée comme celle-là restera toujours graver dans ma mémoire.

J’ai maintenant une nouvelle adepte de mon blogue, la jeune Irina, une petite fille pleine de vie et d’intelligence.

Je serai quelques jours sans publier car en voyage les accès Internet ne sont pas toujours évident à trouver et le temps nous est parfois compté.

Lo x

Deux bateaux...